Aujourd’hui dans votre Kultbox : BLACKKKLANSMAN, de Spike Lee

Aujoud’hui, KULTBOX vous propose 5 bonnes raisons d’aller voir BLACKKKLANSMAN, de Spike Lee :

1 – Parce que c’est une histoire vraie

C’est l’une des premières informations que l’on découvre dans ce film : tout ce qui y est raconté (ou presque) provient d’une histoire vraie, celle de Ron Stallworth, le premier officier de police noir de la ville de Colorado Springs (dans l’État du -on vous le donne en mille- Colorado). Nouveau chez les forces de l’ordre, évoluant dans un climat de tensions raciales et devant faire face chaque jour au racisme (presque) banalisé de ses collègues, Ron décide de faire changer les choses après avoir assisté à une conférence d’un ex membre des Black Panthers. Et l’occasion qui va lui être fournie est trop belle : infiltrer le Ku Klux Klan… Toutefois, ne pouvant se présenter à eux du fait de sa couleur de peau, il choisit alors pour doublure Flip Zimmermann, un policier… Juif. Le duo va alors s’infiltrer dans « l’Organisation », l’un en réalisant le contact au téléphone (ce qui donne lieu a des scènes très drôles), l’autre rencontrant les membres du Klan.
On vous l’accorde, cette histoire ressemble franchement a une mauvaise blague. Mais au vu de l’ensemble du film, elle est tout bonnement géniale : l’oeuvre de Spike Lee est intense et nous tient en haleine, tout en faisant rire par certains aspects et situations pour le moins cocasses.

2 – Parce que c’est du Spike Lee

Réalisateur, scénariste et producteur américain, Spike Lee (de son vrai nom Shelton Jackson Lee) n’en est plus à son coup d’essai : l’homme a déjà derrière lui des films comme Malcolm X, ou le très bon Inside Man; mais aussi des clips pour des artistes comme Michael Jackson ou encore Prince.
Incisif dans ses œuvres, Spike Lee possède un côté mordant qui lui permet de réaliser des documentaires saisissants, comme Katrina, When the Leeves Broke, dans lequel le réalisateur prend le pouls de la Nouvelle Orléans après le passage de l’Ouragan Katrina. Malgré que ses productions soient polémiques, il continue à traiter des sujets sensibles, comme les difficultés des minorités ou les tensions dans la communauté afro-américaine.

3 – Parce que le casting est diablement bon

On retrouve dans BLACKKKLANSMAN ce cher Adam Driver (qu’on a déjà vu dans les deux derniers Star Wars, mais aussi dans l’hilarant Logan Lucky, aux côtés de Daniel Craig et Channing Tatum); mais aussi John David Washington, qu’on est autre que… Le fils de Denzel Washington. Et de ce que l’on voit dans le film, on peut dire qu’il excelle dans son rôle, sachant parfaitement alterner entre le ton sérieux du film et des passages plus décontractés.

Au passage, mention spéciale au talentueux Alec Baldwin (notamment connu pour ses parodies de Donald Trump) qui nous livre un délicieux caméo en début de film, en jouant un docteur qui prêche la suprématie blanche pour une sorte de propagande raciste.

4 – Parce que c’est un film choc

Sorti un an après la tragédie de Charlottesville (Virginie), durant laquelle une manifestante anti-racisme s’était faite tuer par un militant néo-nazi en voiture et primé au Festival de Cannes, le film de Spike Lee se veut être un film coup-de-poing, et c’est réussi.
C’est un véritable cri de colère que le réalisateur pousse au travers de son film, qui prend une dimension d’autant plus dramatique au vu des tensions raciales croissantes dans une Amérique dirigée par Donald Trump.
Spike Lee ne laisse rien au hasard et tire à bout portant sur l’Amérique blanche des suprémacistes, ainsi que sur l’indifférence crasse de ses concitoyens. C’est un puissant « Réveillez-vous ! » que le producteur adresse au monde, et on ne peut que le féliciter.
Véritablement « blindé » de références historiques et culturelles (avec des passages d’Autant en emporte le vent, ou encore Naissance d’une Nation) le film ne se prive pas pour descendre le racisme et nous apporte une fois de plus la preuve que le cinéma peut lui aussi être une arme.

5 – Parce que l’ambiance des années 1970, malgré de (trop) nombreux aspects, est géniale

On l’avait remarqué sur l’affiche du film, dans la bande-annonce, mais le fait est que décidément, la coupe afro nous manque. Et ce n’est qu’un des nombreux détails du film (tout comme les costumes, les voitures ou encore les références culturelles des personnages) qui peut en rendre certains nostalgiques.
La bande son est elle aussi sympathique, et nous replonge avec délice dans l’ambiance des 70’s (à noter que l’on aurait bien vu « Boogie Man » de Childish Gambino en musique d’ouverture, mais bon…).


Note : 18/20

Bonus track : la B.O. est disponible juste ici


Sources :

https://next.liberation.fr/cinema/2018/08/21/spike-lee-la-tension-monte-d-un-klan_1673782

https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/BlacKkKlansman-entrailles-Ku-Klux-Klan-2018-08-21-1200963100

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